Si nous disons « filtre pour un meilleur traitement », c’est parce que la qualité de l’eau dépend à 80% de la filtration mécanique et à 20% du traitement avec des produits. Si la pompe filtrante correspond au cœur de la piscine, le filtre est l’équivalent du poumon.
Le filtre a un rôle limpide : retenir tout ce qui trouble l’eau. Poussières, débris, algues en vadrouille, rien ne doit passer entre les mailles. Une piscine bien filtrée, c’est une piscine qui donne envie de plonger dedans, sans arrière-pensée ni frisson d’hésitation.
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La finesse de filtration s’exprime en microns, unité qui mesure le calibre des particules que le filtre peut capturer. Plus ce chiffre est bas, plus le filtre ratisse large dans le minuscule, et plus votre eau est limpide. Un détail qui change tout : à 5 microns, l’eau frôle la perfection visuelle.
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1. Le filtre à diatomées
Le filtre à diatomées s’appuie sur une poudre blanche, issue d’anciennes algues microscopiques fossilisées. Ce média, délicat mais redoutable, trouve sa place dans un tissu logé dans la cuve du filtre. Il fonctionne sur la plupart des bassins, à une exception près : l’eau dure et lui ne font pas bon ménage.
Certains produits sont à proscrire, sous peine de condamner le filtre : floculants, algicides à base d’ammonium quaternaire, ou traitements à base de PHMB. Leur effet ? Un colmatage irréversible.

La terre de diatomées affiche une finesse de filtration record, entre 1 et 5 microns. Ce niveau de performance a un prix, tant à l’achat qu’à l’entretien. Plus exigeant, ce filtre demande des nettoyages réguliers et minutieux.
Petit conseil : opter pour un modèle légèrement surdimensionné, car la finesse du média accélère l’encrassement. Le débit ne doit pas dépasser 5 m3/h, sous peine de boucher le filtre plus vite que prévu.
Autre précaution : installer un réservoir de récupération ou un dispositif anti-refoulement entre le filtre et les eaux usées. Ainsi, la terre de diatomées ne part pas polluer la nature.
2. Le filtre à cartouche
Le filtre à cartouche, fidèle à son nom, utilise une cartouche pour retenir les impuretés. Celle-ci se nettoie à intervalles réguliers et, selon sa taille, son remplacement varie de quinze jours à deux ans pour les modèles les plus robustes, à condition d’un entretien suivi.
Pour éviter d’endommager la cartouche, mieux vaut éviter les floculants. Préférez un clarificateur, plus doux, qui n’obstrue pas la surface filtrante.

Pour le nettoyage, des brosses spécifiques existent, facilitant la tâche et prolongeant la durée de vie du filtre.
La capacité de filtration d’une cartouche varie entre 7 et 15 microns, une performance honorable pour la majorité des usages domestiques.
3. Le filtre à sable
Le filtre à sable repose sur un principe simple : l’eau traverse une couche de sable, qui retient les impuretés. Au fil du temps, le sable doit être renouvelé, tous les trois à cinq ans, pour conserver son efficacité.
Un effet secondaire à surveiller : avec le temps, l’eau creuse des sillons dans le sable, créant des passages directs pour les impuretés. Pour éviter ce phénomène, un lavage à contre-courant régulier s’impose.

Le sable filtre entre 20 et 40 microns selon la granulométrie choisie. Une efficacité correcte, mais il existe des alternatives pour aller plus loin.
Autres médias filtrants utilisables dans un filtre à sable :
Le verre
Le verre recyclé, broyé et poli, remplace avantageusement le sable. Son atout : une durée de vie qui atteint 7 à 9 ans et un geste pour l’environnement, puisqu’il s’agit d’un produit issu du recyclage.

La finesse de filtration dépend de la taille des grains : le verre concassé filtre les particules de 7 à 20 microns.
Un autre intérêt : il limite la formation de biofilm. Cette couche visqueuse de micro-organismes s’accroche moins facilement aux parois du filtre en verre.
Zéolite
La zéolite est un minéral microporeux, d’origine naturelle ou synthétique. Sa granulométrie fine, autour de 1 à 2 mm, permet d’atteindre une filtration d’environ 5 microns, rivalisant avec la terre de diatomées.
Voici les points remarquables de ce média filtrant :
- Filtration très fine,
- action naturelle sur le pH, qui tend à le maintenir légèrement plus haut,
- compatibilité avec l’électrolyse au sel,
- utilisable avec un clarificateur (le floculant reste déconseillé),
- durée de vie comprise entre 7 et 10 ans.
Seul bémol : son coût plus élevé que celui du sable.

Pour déterminer la quantité nécessaire, il suffit d’appliquer la formule : quantité de sable multipliée par 0,55. Avant installation, un rinçage soigneux élimine les résidus de poussière.
Le gravier
Le gravier filtrant complète parfois le sable dans le filtre. Ce mélange optimise la répartition de l’eau et améliore la qualité de filtration globale.

À n’utiliser que si le filtre supporte une charge supérieure à 100 kg. En pratique, le gravier s’installe en fond de cuve, sur un tiers de la hauteur, recouvert par deux tiers de sable.
Billes filtrantes
Les billes filtrantes en polyéthylène représentent une alternative légère et lavable au sable et au gravier. L’avantage : elles passent en machine et conviennent à tous les filtres à sable. Pour remplacer 25 kg de sable, 700 g de billes suffisent.

Les médias filtrants comme Aqualoon ou Silverloon promettent une filtration jusqu’à 3 microns, un niveau rarement atteint avec d’autres matériaux.
Un détail technique à surveiller : sur les filtres à vanne latérale, placer une crapaudine permet d’éviter que les billes ne s’échappent vers l’évacuation ou le système hydraulique.
La charge du filtre OC-1
L’OC-1, quant à lui, bouscule les habitudes. Ce média filtrant capte les impuretés dans un réseau d’alvéoles, sans perte de pression ni colmatage progressif du filtre.

Autre singularité : sa légèreté. 50 litres d’OC-1 pèsent à peine 9 kg. À titre de comparaison, cela équivaut à la capacité de trois sacs de sable de 25 kg chacun, sans effort lors du transport ou de la manipulation.
Utiliser ce média implique une adaptation du filtre, sauf pour les modèles à diatomées qui restent incompatibles. Certains modèles, comme l’Aster OC-1, sont conçus pour accueillir directement ce type de média.
Quelle est la différence entre une unité de filtration et une unité de filtration ?
Quelle est la différence entre une unité de filtration et une unité de filtration ?
La réponse tient en une équation simple : Un filtre = un filtre et une pompe.

Une plaque filtrante combine la pompe et le filtre dans un ensemble compact, souvent appelé monobloc de filtration. Cela simplifie l’installation et l’entretien.
Le groupe de filtres s’adapte à chaque piscine, selon le volume d’eau et la puissance nécessaire. Mieux vaut choisir un ensemble cohérent pour garantir une circulation optimale et une eau impeccable.
Petit point utile :
Pour une piscine naturelle, la pompe sert juste à faire circuler l’eau entre deux bassins. Le reste, ce sont les plantes qui s’en chargent, filtrant l’eau sans aucun média technique.
Au final, choisir un système de filtration, c’est faire bien plus qu’acheter un accessoire : c’est décider du destin de votre eau. L’enjeu ? Une piscine qui invite à la baignade, sans compromis ni surprise. À chacun de jouer la carte qui lui ressemble, pour que la transparence de l’eau devienne une évidence, pas un pari.

